Un LUNDI à San Francisco : rencontres et inspirations, les maîtres-mots de la Silicon Valley

21 janvier 2020 By

« La journée démarre autour de pancakes faits maison. L’odeur de café qui emplit la pièce réveille les idées de chacun et le briefing du lundi matin commence. » C’est ainsi que 10 étudiants incubés à NEOMA ont démarré cette semaine pas comme les autres puisqu’ils ont la chance de découvrir le berceau mondial de l’innovation : la Silicon Valley ! Au programme : visites des géants du numérique (Google, Facebook, Mozilla), des accélérateurs et incubateurs, de campus réputés comme l’Université de Berkeley, des rencontres avec des startuppers et des financeurs…Bref, une semaine dédiée à la découverte de cet écosystème entrepreneurial pétillant et dynamique, qui fait l’admiration de tous les jeunes créateurs à travers le monde pour son réseau et ses opportunités.

Les fondateurs des 9 startups incubées Barks, Cassette, Drive Eco’Vrac, EzB, Nicomed, PicMe, PimpMySound, Pomelo et SoFar ont débarqué samedi 18 janvier 2020 sur le sol américain en compagnie de François Jolly, le Responsable des Incubateurs de NEOMA Business School. Après un premier weekend touristique au cours duquel les étudiants ont eu le plaisir de s’immerger dans la culture américaine en vibrant au son du Gospel dans la Glide Memorial United Methodist Church, en s’émerveillant devant le Golden Gate, en frissonnant devant la prison d’Alcatraz ou en chinant à Fisherman’s Wharf, il est temps pour eux de démarrer un programme plus « business ».

A chaque nouvelle étape de leur voyage, les étudiants s’étonnent et leur esprit d’entrepreneur s’emballe. Le système de pourboire obligatoire dans les restaurants incite visiblement les serveurs à être très présents durant le repas. Bienveillance ou sur-présence ? Serait-il pertinent d’avoir la même qualité de service en France ? En tant que Français, ne recherchons-nous pas davantage d’intimité pendant le repas? Les avis divergent et de nouveaux concepts émergent.

Sans s’attarder sur ces questions, ils poursuivent leur chemin à la découverte de l’espace de co-working Bespoke. Malgré un fort taux d’absentéisme dû au Martin Luther King Day, jour férié aux Etats-Unis, ils rencontrent une équipe de startuppers qui partagent avec eux leur expérience au sein de cet écosystème. « Ici, c’est d’une part le pays mais surtout la ville pour investir et se lancer. Il y a davantage d’argent à investir que de startups existantes. Les investisseurs vont donc chercher les startups de plus en plus en early stage. Pas de précipitations néanmoins pour une boîte française ! Faire ses armes en France est primordial, le réseau américain étant la clef. Si l’on souhaite se lancer sur le marché américain, il faut y venir avec un prototype ou une solution viable et des investissements. » Au fil de la conversation, chacun retire un conseil pour son business et en ressort grandi. Aux Etats-Unis, le temps s’écoule différemment pour les entrepreneurs qui se consacrent pleinement au développement de leur entreprise, faisant fi des jours fériés, comme l’a prouvé cette équipe. Très conscients du cadeau qu’ils viennent de leur faire, les étudiants remercient la startup et se dirigent vers Holberton, leur prochaine destination.

Holberton est une école de codage pour le moins atypique puisque les frais de scolarité ne sont prélevés que lorsque le salaire des étudiants dépasse un seuil minimum. En d’autres termes, le remboursement ne commence que si un étudiant gagne l’équivalent de plus de 40 000 dollars de revenu par an, et qu’il paie un pourcentage fixe de ce revenu pendant un maximum de trois ans et demi. La réussite de l’école est directement liée à la réussite de l’étudiant immédiatement après ses études, incitant à une éducation qui aide les gens à décrocher des emplois bien rémunérés dès la sortie de l’école. Un business model tout à fait fascinant pour nos jeunes créateurs habitués au système français. Ce mode de rémunération garantit en effet l’insertion des élèves dans la vie professionnelle, mais serait-il viable dans une autre culture habituée à un système de paiement plus traditionnel? Une question d’autant plus intéressante que l’école de codage a été créée par deux Français.

Très éloignée de l’idée que l’on pourrait se faire d’une école dédiée au développement web, les lieux aux couleurs chatoyantes sont conçus et optimisés pour permettre aux étudiants de travailler 24h/24h et 7/7j. Entre les murs de créativité et les espaces de repos, tout est pensé pour que les élèves soient pleinement efficaces. Ici, pas de professeurs, on travaille en groupes sur des projets. Les corrections sont apportées par le système Checker de Holberton, qui garantit que les étudiants des neuf campus basés aux États-Unis, en Colombie, en Tunisie et au Liban suivent tous le même programme de qualité qui aide les diplômés à être embauchés par les meilleures entreprises technologiques du monde. Une optimisation de l’éducation a n’a pas manqué d’impressionner le monde de l’IT. Sylvain Kalache et Julien Barbier, les co-fondateurs de Holberton School reçoivent ainsi en 2017 le « Grand Prix Entrepreneur français à l’international ».

La première journée de la semaine s’achève ainsi. Ne manquez pas la suite du voyage en nous suivant sur le site du Startup Lab et sur les réseaux !

Remerciements :

Merci à Lucile DERLY, étudiante au sein du MS Etudes et Décisions Marketing de NEOMA et co-fondatrice de la startup incubée Nicomed, pour le contenu de ce lundi !

Merci également à Dimitri LE HENAFF et Vincent ROUXEL, étudiants du programme BRM-ECAL de NEOMA et co-fondateurs de la startup incubée Drive Eco’Vrac, pour le contenu du weekend !